06.06.2011

Regards sur l’Ascension dans l’album aux souvenirs

Le jeu bouliste lyonnais fut un élément sportif majeur des années 1921 à 1986 à Fabrezan. Le jour de l’Ascension était un jour de festivité sportive important, car c’était le concours local  rassemblant sur les cadres disséminés dans les rues et places du village et notamment sur l’esplanade de l’ancienne gare, de nombreuses quadrettes, le record ayant été dans les années 1960 avec 97 quadrettes.

 

Celles-ci venaient des quatre coins de l’Aude, mais aussi de l’Hérault des PO et de la Haute Garonne. On ne peut rappeler tous les moments historiques de la société Union Bouliste, des fondateurs ( Martre, Thore, Caverivière etc..) jusqu’aux derniers présidents d’après guerre, sans citer ceux qui ont inscrit leurs noms sur les tablettes des succès remportés. Beaucoup d’entre eux reposent dans leur dernière demeure, mais il est encore des survivants de l’époque qui ne pratiquant plus, s’intéressent indirectement à ce sport figurant dans nos chroniques régionales.

 

L’Ascension, par cette image nous vous en faisons revivre un instant lors de la demie-finale en 1972 entre les quadrettes voisines Escudié, Martre, Rassier, Bordes (Fabrezan) contre la quadrette Georges Guilhem de Ferrals. Nombreux étaient les spectateurs s’intéressant à l’évolution des parties, parmi lesquels nous reconnaîtrons des figures locales nous ayant quittés. Voici quelques souvenirs qui évoquent à plusieurs des moments de nostalgies.

Copie de Ascension 1972.jpg

 

1972 la demi-finale Escudier (Fabrezan) Guilhem (Ferrals)

 

14.03.2011

Rétro sur les fêtes 1900 de Fabrezan

Afin de réaliser une rétrospective des fêtes 1900 de Fabrezan , les propriétaires de documents filmés sont invités à la réunion du jeudi 24 mars à 18h, salle du conseil municipal à la mairie.

Les responsables vous remercient d’avance de votre participation. 

 

07.03.2011

Carnaval 1947 sous les ponts

Voilà plus de 60 années déjà qui se sont écoulées. A l’heure où l’on parle de carnaval 2011, nous avons feuilleté l’album aux souvenirs, et il nous est agréable de présenter un char parmi tant d’autres auquel nous en donnons quelques éléments. A cette époque là, peu de voitures, très peu de tracteurs, et le cheval était roi pour ce genre de sortie en défilé. Sous le pont, l’affiche indique « refuge des enfants perdus », une similitude avec les évènements actuels, les SDF. Parmi les acteurs du groupe on reconnaît devant Léon Maury, sous le pont François Laynet et Jojo Fresquet, lesquels nous ont quittés pour l’au-delà, en sombre on reconnaît André Tricoire à ce jour, en maison de retraite, parmi la foule de vieilles figures fabrezanaises certaines disparues.

Cette année là ce sont des dizaines de chars qui ont évolué, partant de l’entrée du village route de Lézignan, se rendant à la cave coopérative, effectuant le tour du village pour terminer à l’ancienne gare où était effectuée la crémation de Fabricius. La foule était compacte, jeunes et anciens mêlés prenaient un immense plaisir soit en participant, soit en tant que spectateur.

Dans quelques jours le carnaval des jeunes va vous être présenté. Souhaitons-y la même ambiance, du beau temps et une réussite telle que les organisateurs espèrent

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Un char parmi tant d’autres en 1947

23.11.2010

40 années après dans l'album aux souvenirs

1970, l'union bouliste jeu lyonnais née en 1921 avec les anciens Thore Jean, Martre Jean, Caverivière Paul et d'autres, a vécu jusqu'en 1985, son dernier président Jean Labeirie ayant succédé à Roger Sicre. Mais de 1953 à 1983 la présidence a été assurée par Pierre Carreau et de grands moments sportifs ont fait souvent la une de nos colonnes. 40 années après il en est qui en garde de bons souvenirs se rappelant des grands noms inscrits sur les tablettes de cet honorable sport, pratiqué et suivi toujours par de nombreux fervents audois, parmi lesquels des lézignanais et ornaisonnais.

Le document ci après montre l'ambiance locale lors d'une remise de prix suite à concours interne à la Société. Au premier plan nous y voyons un de ceux qui est souvent monté sur le podium français, Jeannot Alès ( Ferrals) qui en 2009 a décroché le titre en quadrette jeu lyonnais de Champion de France Vétéran. Dans l'assemblée bien des figures locales où certains grands joueurs émérites locaux ne sont plus de ce monde. C'est l'histoire d'un passé sportif bouliste que nous tenons de temps à autre à évoquer, car bien de nos lecteurs ont également le plaisir de se retremper dans ces « années là », nostalgie du souvenir.

UBF 1970 [800x600].JPGUne assemblée d'amoureux de la grosse boule fabrezanaise, c'était en 1970

30.10.2010

L'Hôtel Saunier dans l'album aux souvenirs

Fabrezan avait, il y a déjà plus d'une cinquantaine d'années son hôtel restaurant nommé « Le grand Hôtel » avec une vingtaine de chambres et un couvert remarquable présentant souvent sa traditionnelle omelette soufflée. Sa création date des années bien avant la grande guerre, et sa clientèle était tous genres, du voyageur représentant, aux groupes divers, musicaux, associatifs, administratifs etc..

Sa renommée était étendue dans toute la région du Languedoc, et de nombreux touristes profitaient des beaux jours estivaux pour s'y arrêter de nombreuses nuits, pouvant à leur gré visiter les environs, les Corbières ou les Châteaux Cathares.

Sur le plan local, les associations y effectuaient leur repas de fête annuelle. Nous présentons sur le document joint de 1958,  le repas de copains, tous nés à Fabrezan en 1908, pour la célébration de leurs 50 ans. De tout le groupe, tous reposent à ce jour en paix à leur dernière demeure, certains ayant à Fabrezan des descendants ( enfants, petits enfants et parfois arrières) lesquels auront sûrement plaisir à les reconnaître. Nous vous les présentons : debout de gauche à droite Alphonse Pagès, Léon Martre, Marinette Nègre employée de l'hôtel, André Alric, Léon Martre, Odette Calas, née Saunier (patronne), assis :Julien Pla, Félix Barral, Fabre Armand (beau-père du correspondant local) et Georges Icher.

Scan0003.JPGNés en 1908 ils fêtaient au Grand Hôtel leurs 50ans.

04.06.2010

"Je veux que l'on sache" nous a dit Ange Ayora déporté de Dachau

C'est à la médiathèque municipale que vendredi dernier le sympathique Narbonnais, très connu du monde bouliste fabrezanais, mais qui déporté à Dachau lors de la dernière guerre mondiale, est venu témoigner ( à 16h) devant les élèves du CE2, ensuite aux adultes (à 18h30) et conter les moments pénibles de la déportation de ces années là.

Aux élèves, seule la première partie d'un film retraçant les débuts de la création du camp de Dachau en 1933, leur a été présenté, période où Hitler et ses tortionnaires ont épuré l'Allemagne puis la Pologne  ensuite en 1940 la France, de tous ceux qui ont résisté à leur idéologie.

Sa tunique de déporté

Aux enfants comme aux adultes (ceux-ci après avoir vu la 2e partie présentant la réalité des horreurs où la dignité humaine a été outrageusement bafouée, filmée par les Américains libérateurs du camp de Dachau, le 24 avril 1945) il présenta la veste et pantalon portant son matricule 77685. Sa narration porta sur les points principaux de sa vie, comment à 17 ans et demi il passa dans la résistance, expliquant le pourquoi de son exclusion de la fonction publique après avoir été admis à l'école normale de Carcassonne, parce qu'étant Français de naissance son père était de nationalité espagnole. 1940 il entre dans la résistance comme agent de liaison, puis c'est par la police de Vichy qu'il connaîtra la prison, Montpellier, puis Carcassonne, ensuite Eysses où après une révolte du pénitencier, il fera partie de 50 otages remis au SS. Le train de la mort de Compiègne à Dachau sera un épisode qu'il narrera avec détails, dans un silence d'écoute «  entassés par 100, par wagons prévus pour 40, après quatre jours certains wagons à Dachau ne comptaient aucun survivant » Là il explique le titre de son livre « Comment faisiez vous pour dormir ? »  «  le voyage a duré du 2 au 5 juillet » « ceux qui ont fermé l'œil étaient morts, si on s'endormait c'était la fin, il fallait rester éveillé pour résister ».

«  Je veux que l'on sache »*

Après l'explication de la barbarie des kapots (gardiens) allemands, sa vie au camp, sur les chantiers, dans son transfert de 400 km à pied d'un camp à l'autre, sa narration a été des plus émouvantes. «  Je n'aime pas parler de mes malheurs, mais je veux que l'on sache les actes de barbarie, l'existence des fours crématoires, des chambres à gaz, de la sauvagerie, de tant de sadisme, de cruauté, détruire l'homme après l'avoir déshumanisé, réduire l'homme à l'état de bête, j'ai assisté à la déchéance de certains de mes amis résistants et cela est terrible ».

Aux élèves, par le ton de sa voix, sa présence, son éloquence, ses conseils, « travailler apprendre le plus possible en classe et garder en toute circonstance sa dignité » a été sa conclusion.

Aux adultes, plusieurs anecdotes ont donné de plus amples détails qui ont ému, qui ont porté à la méditation, et dont sa conclusion axée sur des évènements qu'il a vécu, a été le témoignage parfois dur à entendre, d'un homme qui a toujours eu l'espoir à reprendre une vie normale.

Après ces quelques heures dans ses explications, ses témoignages, Ange Ayora, né en 1923, officier de la Légion d'honneur, Médaille militaire, Croix de guerre, retraité de la police nationale, a dédicacé son livre, confiant de ses témoignages précieux, de sa sincérité, de la véracité de son histoire de déporté et survivant des camps de concentration. Un devoir de mémoire pour ne pas oublier.

12010.05..28 002 [800x600].jpg-présentation de sa tunique de déporté

2-2010.05..28 005 [800x600].jpgLes enfants écoutent son récit auquel il ne dévoile pas la dureté réelle

3-2010.05..28 007 [800x600].jpgLes adultes seront aussi attentifs et émotionnés par la cruauté et la barbarie qu'à subi Ange

16.03.2010

Le concasseur Vilalta dans l'exploitation des sables et graviers de l'Orbieu ede 1932 à 1935

Dans nos précédents articles (voir chroniques des 20 mars 1992, 7 avril 1992 et dernièrement 4 mars 2010) sur l'exploitation de la rivière de l'Orbieu, sables et graviers, nous ressortons de notre album aux souvenirs un document photographique de l'installation Vilalta (de Lézignan) à proximité du pont sur l'Orbieu à Fabrezan. L'installation avait un imposant matériel avec trémies, wagonnets d'accès, et tapis roulants avec étayage conséquent. Les mâchoires d'acier du moteur de concassage broyaient inexorablement tous les galets dirigés après passage aux pompes de lavage aux cribles de calibrages. Les ouvriers étaient pris dans la jeunesse d'autrefois avec contremaître (Raymond Jové alors âgé de 22 ans) , sur un autre document on reconnaît deux ouvriers âgés d'une quinzaine d'années, Lucien Crémailh et Paul Navarre Le charroi était effectué par des camions Citroën de faible contenance répartissant dans la région lézignanaise les matériaux pour la maçonnerie, et pour le service des Ponts et Chaussées de Lézignan, Lagrasse et Durban.

Une activité qui disparut en 1935, les graviers se faisant rares aux abords du pont pour se reconstruire à 4 km en aval aux côtés du pont à Ferrals-les-Corbières. On remarque encore à Fabrezan, les vestiges du socle bétonné à droite de la sortie du pont sur l'Orbieu.

concasseur Vilalta.JPGUne image affichant l'importance de l'installation du concasseur Vilalta à Fabrezan.