02.12.2015

Ce qu’était notre population locale il y a près de 100 ans

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Cette image créée en 1920, situe une partie de la population fabrezanaise devant le Café du Théâtre (toujours en activité) mais après changement de propriétaires. Cette année là, le café était détenu par la famille Thore Jeannou, sa fréquentation était coutumière, seules les personnes d’un âge avancé pourraient reconnaître certaines figures emblématiques ayant marqué leur passage à Fabrezan comme les frères Barral (ferronniers, voisins du café et présents sur le document. Dans les enfants présents en premier plan, nous avons des descendants familiaux (Thore Molinier) lesquels peuvent matérialiser certains souvenirs. Peut-être certains de nos lecteurs actuels auront plaisir à reconnaître l’un de leurs ascendants, sait-on jamais. Cette image nous représente également les costumes traditionnels du dimanche, col cassé, cravate, casquettes, parfois béret, gilet, d’une génération dont leurs origines sont situées vers la fin du 219ème siècle. Comme le temps passe, comme les gens changent.

23.05.2015

Elles étaient si jolies cette année là

En l’an 2015 les jeunes d’aujourd’hui ont-ils le même comportement que ceux des anciens temps : non, l’évolution a joué sur les comportements, ce qu’on possède actuellement, n’existait pas au milieu du vingtième siècle.

 

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                                      Parlons de cette année 1960

C’était pour la fête locale d’été, copains et copines formaient des groupes dont l’amitié a perduré jusqu’à nos jours. Sur ce document, six copines « comme nous, a dévoilé Josette, nous étions une super bande d’amis, mon vrai copain au centre Francis (16ans cette année là) devint et est à ce jour mon mari. Nos belles années avec l’insouciance de nos 17, 18 ans n’a jamais altéré notre solide amitié qui nous unit encore.»  Leur tenue festive, robes et chapeaux pour la circonstance était admirative, le « costar » pour les garçons prévalait sur le laisser-aller de rave partie de notre époque. Aujourd’hui ce groupe a franchi le cap de « grands parents » leur seul regret n’est il pas que « nostalgie ».

Sur notre document joint, nous vous les présentons ; de g.à d : Francine Alleman (épouse Oustry), Rose-Marie Blanc, Michèle Alquier (épouse Blay), le couple Josette Martre (épouse Belvèze), Jeanine Périllous (épouse Garel),  Annie Laynet (épouse Fournier).. 

02.05.2015

A l’heure du XV fabrezanais

 

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 1952 fut l’année où le XV rugbystique s’est éteint dans notre commune. Cette année là le titre de Champion du Languedoc récompensait une équipe dont le capitaine Léo Margary les avait conduit à la victoire. De cette équipe nombreux nous ont quittés, il n’en reste seulement que « 4 mousquetaires » Louis Oncins (88ans), Paul Pechmarty (87), Ondedieu René (85) tous trois figures fabrezanaises emblématiques Fabrezan et Paul Pagès (84ans) demeurant à Leuc sur Aude).

Mais notre document joint remonte bien avant la guerre 39/45, c’était la saison 1929/1930, ces quinzistes là nous ont tous quittés, mais ils nous ont laissés bien des souvenirs, si quelques uns d’entre eux approchaient la trentaine ils avaient le cœur à défendre les couleurs locales, notamment dans les derbys contre les ferralais, les thézanais où les st-laurentais, où les « castagnes » étaient monnaie courante. Parmi ces joueurs, nous vous laissons le choix de les reconnaître, certains de leurs enfants ou petits enfants, voir, arrières, auront plaisir à revoir ces figures qui sont rentrées dans la légende rugbystique de ce temps là.

Photo L’Association sportive fabrezanaise de rugby à XV 1929/30

07.04.2015

Le jeu des capitales, jeu de billes d’autrefois

Nous remontons une fois encore dans le temps, à l’époque où les enfants étaient loin de connaître les consoles, les portables et tous les annexes qui les comblent de nos jours. Quelques uns avaient tout juste leur bicyclette, leurs jeux variaient entre les billes, les quilles et les boules. A vrai dire ce temps se situait avant et pendant la guerre 39/45.

                                     Explication du jeu

Il pouvait être joué à plusieurs joueurs. Chaque jouait avait sa propre bille, il n’y avait pas de mise, le seul enjeu étant de gagner la partie contre les autres participants. Au sol, sur terre ferme, un carré de plus d’un mètre de côté était tracé, à chaque angle une petite cavité de 3 à 5cm de diamètre, chacune représentant une ville. Au centre une cavité identique représentait la capitale. Après le classement de départ, le premier joueur devait en jouant sa bille, la fixer dans une cavité d’angle. Les joueurs suivants, devaient à tour de rôle en faire de même, tous n’y arrivaient pas au premier coup, leur bille devant rester sur leur point arrêt. Le joueur suivant s’il avait conquis sa première ville, pouvait se lancer à en occuper une deuxième, ou tenter de prendre la place du centre : la capitale. Il pouvait tout aussi bien tenter de toucher la bille d’un adversaire laissée sur le terrain, pour l’ éliminer de la partie. Le jeu consistait donc à posséder les quatre villes et la capitale ou en éliminant tous les autres joueurs par un toucher de leur bille, avec la sienne. Un avantage était pour celui qui détenait la capitale du droit, avant de jouer sa bille à profiter un avancement de près de 20cm (appelé le pan) à chaque lancer, soit en vue de prendre possession d’une ville, ou de toucher la bille d’un adversaire afin de l’éliminer. Avait gagné, celui étant en possession des 4 villes et de la capitale. Certaine partie à 4 pouvait se jouer parfois en plus d’une heure.

 

22.03.2015

Connaissiez vous le jeu de « la botche » ?

Il faut revenir en arrière dans les temps où lorsque l’on sortait de l’école, on n’avait ni mobylette, ni rollers, ni non plus les parents venus nous chercher à la sortie en voiture. C’était un temps qui nous fait remonter avant la guerre 39/45, et dont le jeu quelques années après, n’a plus eu son sens, la cour des écoles, les rues du village ayant été revêtues de macadam.

                                  

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                                             C’était quoi la botche ?

Un simple galet de rivière, lisse, assez plat, un peu bombé pour le tenir en main, dont chaque élève gardait précieusement pour sa facilité de jeu.

Le jeu pouvait se jouer à plusieurs joueurs. Un trou d’une dizaine de profondeur au sol, chacun y plaçait sa mise (une ou deux billes en terre ou en verre), une raie de départ à 3 ou 4 mètres pour définir en jetant son galet le classement,  du 1er au dernier joueur. Le jeu consistait à se rapprocher du trou pour qu’au second lancer, éjecter les billes qui en devenait  le gain. L’inconvénient était que le joueur suivant pouvait profiter de toucher avec sa botche celle du joueur précédent ou d’un autre pour l’éliminer de la partie, Il avait la possibilité de tirer une deuxième fois pour extraire des billes restantes. Le jeu se terminait lorsque toutes les billes avaient été extraites du trou.

Parmi les élèves de ces années 40 on retiendra les noms des Dupuy, Escudier, Périllou, Oustric etc…bien d’autres qui nous ont quittés, parmi nos compatriotes, ceux qui se rappellent Bordes, Pechmarty, Brunel, Ondedieu etc…et  moi-même votre correspondant local qui prend plaisir à relater une certaine nostalgie de ces temps là qui ne reviendront sûrement plus jamais.

Photo : Une botche dont son prix n’a jamais été commercialisé.

13.03.2015

Une quadrette jeu lyonnais de 1953

 

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Plus de 60 années sont passées, les souvenirs restent dans la mémoire, et on prend plaisir à effectuer un petit rappel sur ce que sont devenus parfois les éléments de cette société « l’Union Bouliste » créée en 1921 au siège Café du Théâtre,  par les Martre, Thore, Caverivière, etc… des noms qui ne sont pas inconnus car leurs petits enfants et arrières sont encore attachés à notre cité.

1953 fut un re-lancement d’après guerre, des quadrettes étaient en formation par des jeunes d’une vingtaine d’années, ayant ou venant de terminer leur service militaire, et qui s’instauraient dans ce sport très populaire en ces temps là.

Notre document joint, la quadrette Bordes Gérard, Oustric Albert, Bories Jean, et Tourou Jean se lançaient dans la compétition. Le premier nommé, fut un très grand joueur pointeur qui remporta de nombreux concours avec d’autres coéquipiers ‘Escudier, Martre, Julien, les trois autres sont à ce jour décédés. Nous rappelons pour l’histoire que Jean Bories était le fils de l’ancien maire André Bories, dont un challenge en son honneur avait été créé et mis en compétition localement tous les 15 août par la société. Celle-ci s’est éteinte dans les années 1987 bon nombre encore  en conservent une certaine nostalgie.

10.03.2015

En feuilletant l’album aux souvenirs

 

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Fabrezan était le siège d’une exploitation de graviers, en amont du pont sur l’Orbieu. C’était avant les années 30, notre village avait aussi sa ligne de chemin de fer des Tramways de l’Aude, la gare étant située à l’esplanade actuelle où s’y tiennent les vide greniers actuels Cette exploitation de gravière appartenait à la famille Vilalta de Lézignan Corbières, où y travaillaient de nombreux ouvriers locaux. Après chaque inondation ces lieux étaient alimentés par de nombreux galets, et graviers, qui passaient par un concasseur à mâchoires, ensuite étaient dirigés par camions ou wagons vers les communes voisines au profit de nombreux entrepreneurs de maçonnerie. A nos jours reste seulement le socle du concasseur, béton restant en amont du pont rive droite, en bordure de la 6611, qui ne sert à ce jour que de parking d’un véhicule au voisinage des lieux. Une autre gravière fut exploitée par l’Entreprise lézignanaise Boyer dans les années 1958-60, bien en aval au lieu dit les Scaïrels. De celle là nous en reparlerons plus tard.

Photo :  Avant 1930 une entreprise de concassage de graviers d’importance