05.10.2013

Cette année là ce jour là…mes parents m’ont conté

2013.09 (oct) 01 003.jpg« C’est le 5 octobre 1966 en maternité, ma mère me mettait au monde, j’ouvrais les yeux sans avoir connaissance de ce qui s’était passé cette nuit là »

Eric Roucoux (57ans) expert comptable à Lézignan nous rappelle les évènements catastrophiques de cette nuit du 4 au 5 octobre 1966 où plusieurs villages du Lézignanais ont été frappés par une trombe d’eau qui a ravagé catastrophiquement le village de Fabrezan, avec le décès de Mme Lecoeur, noyée dans son habitation, et  plus de 60 véhicules et deux tracteurs détruits par les inondations dues au ruisseau de la Fount’Introuse.

« Mes parents, mon père propriétaire, ma mère institutrice au Hameau de Villerouge la Crémade, commune de Fabrezan en ont gardé le souvenir lequel  correspond en plus à mes journées  anniversaires, souvent ils m’ont raconté les évènements qui durant de nombreux jours furent  la une des quotidiens. »

                                             Le mardi 4 oct. à 22h

*Les commentaires des journaux présentaient de nombreuses photos insolites, des tracteurs enlisés dans le lit de l’Orbieu, des véhicules dans de drôles de positions, sous l’effet d’un orage extrêmement violent, où un maigre ruisseau pris l’allure d’un torrent, pendant plus de deux heures. Les flots furieux se sont engouffrés dans la rue principale coupant le village en deux…..de mémoire d’hommes  jamais à Fabrezan on n’avait assisté à pareil spectacle. Au carrefour des routes de St-Laurent et Lagrasse au droit du Grand café les eaux atteignaient une hauteur de plus de 2m, 50. A 4 heures du matin le 5 octobre on pouvait circuler dans les rues, c’était pour percevoir un spectacle de désolation.

                                         Comme pensait Victor Hugo

Se pencher une fois encore sur ces mauvais souvenirs ne devrait pas être inopportun  pour autant, bien au contraire, car ces catastrophes se reproduisent assez souvent quelque part dans le Monde, à Fabrezan, nous avons eu : novembre 1999. Notre conclusion nous l’associerons à un poème classique de Victor Hugo ‘Océano nox’ qui en deux vers nous révèle : «   Puis votre souvenir même est enseveli, le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire. »

*quotidien du 6 octobre 1966

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Photos : Eric Roucoux présente notre quotidien sur les lieux mêmes de la catastrophe

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